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Afficher deux sources sur un écran : PiP et PbP

Brancher deux ordinateurs, ou un PC et une console, sur un seul écran et les voir en même temps : c'est le rôle du PiP et du PbP. Ces fonctions méconnues transforment un écran en poste multi-sources. Voici comment elles marchent, pour quels usages, et ce qu'il faut vérifier avant d'acheter.

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À lire aussi : Le KVM, à quoi ça sert · Choisir un écran de bureautique · HDMI vs DisplayPort

En bref

  • Le PiP incruste une petite fenêtre d'une source sur une autre en plein écran.
  • Le PbP divise l'écran en deux zones côte à côte, une source par moitié.
  • Il faut plusieurs entrées vidéo et un écran compatible avec ces modes.
  • Le PbP profite surtout des grandes dalles et des écrans larges.
  • Combiné à un KVM, on pilote deux machines depuis un poste unique.

Le principe des deux sources

Un écran affiche habituellement une seule source à la fois, celle sélectionnée parmi ses entrées. Les fonctions PiP et PbP permettent d'aller plus loin en affichant deux sources simultanément sur la même dalle. On peut ainsi brancher deux ordinateurs, ou un PC et une console, sur des entrées différentes de l'écran, et les voir en même temps sans avoir à basculer manuellement de l'une à l'autre. C'est un moyen élégant de transformer un seul écran en poste multi-sources.

Ces fonctions supposent un écran doté de plusieurs entrées vidéo et compatible avec ces modes d'affichage double, ce qui n'est pas le cas de tous les modèles. Elles ouvrent des possibilités intéressantes pour le multitâche, la surveillance d'une source secondaire ou le travail sur deux machines. Comprendre la différence entre PiP et PbP, et leurs cas d'usage, aide à savoir si votre configuration en tirerait parti et quel écran choisir pour en profiter pleinement au quotidien.

Le PiP, picture-in-picture

Le PiP, ou picture-in-picture, affiche une source dans une petite fenêtre incrustée par-dessus une autre source qui occupe tout l'écran. C'est le même principe que l'incrustation d'une vidéo sur un téléviseur : une source principale en grand, une source secondaire dans un coin. La taille et la position de la fenêtre incrustée sont généralement réglables, pour placer la source secondaire là où elle gêne le moins la source principale.

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Le PiP convient particulièrement à la surveillance d'une source secondaire tout en travaillant sur la principale. On peut par exemple garder un oeil sur un flux, une console ou un second ordinateur dans le coin de l'écran, tout en travaillant en grand sur son PC principal. La source secondaire reste visible sans occuper trop de place. C'est un mode pratique quand une source domine l'usage et que l'autre ne demande qu'une surveillance occasionnelle du coin de l'oeil.

Le PbP, picture-by-picture

Le PbP, ou picture-by-picture, adopte une approche différente : il divise l'écran en deux zones côte à côte, chacune affichant une source à parts égales. L'écran est partagé en deux moitiés, comme si l'on plaçait deux écrans virtuels l'un à côté de l'autre sur la même dalle. Chaque source dispose ainsi d'un espace équitable, ce qui permet de travailler simultanément sur les deux avec une surface comparable pour chacune.

Le PbP est idéal pour le travail simultané sur deux sources d'égale importance, par exemple deux ordinateurs que l'on utilise en parallèle. Contrairement au PiP où une source domine, le PbP traite les deux à égalité, ce qui convient au multitâche réel entre deux machines. Cette division de l'écran suppose toutefois une surface suffisante pour que chaque moitié reste confortable, un point qui rend le PbP particulièrement intéressant sur les grandes dalles et les écrans larges.

CritèrePiP (incrustation)PbP (côte à côte)
DispositionFenêtre incrustéeÉcran divisé en deux
SourcesUne principale, une secondaireDeux à égalité
Usage typeSurveillance d'une sourceTravail simultané
Espace par sourcePrincipale en grandLa moitié chacune
Écran large conseilléFacultatifFortement

Les cas d'usage

Alienware AW3423DWF
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Ces fonctions servent plusieurs usages concrets. Le plus courant est de séparer un usage professionnel et personnel sur deux machines affichées sur le même écran, en travaillant sur l'une tout en gardant l'autre visible. Un développeur peut afficher son code sur une source et une documentation ou un serveur sur l'autre. Un créatif peut garder un rendu sur une machine et travailler sur une autre, sans multiplier les écrans physiques sur le bureau.

D'autres usages incluent la surveillance d'un flux, d'une console ou d'un système en PiP tout en travaillant, ou l'affichage côte à côte de deux applications lourdes issues de machines distinctes. Pour le streaming, on peut afficher le jeu sur une source et le PC de capture sur l'autre. Ces fonctions répondent aux besoins de ceux qui jonglent entre plusieurs sources, en évitant l'encombrement de deux écrans séparés au profit d'un seul poste bien organisé et efficace.

Les entrées vidéo nécessaires

Pour afficher deux sources, l'écran doit disposer de plusieurs entrées vidéo, sur lesquelles brancher chaque machine. On connecte par exemple un ordinateur sur une entrée et un second sur une autre, puis on active le mode PiP ou PbP dans les réglages de l'écran. Le nombre et le type d'entrées, HDMI, DisplayPort ou USB-C, déterminent quelles sources on peut combiner, un point à vérifier selon vos appareils et leurs sorties vidéo disponibles.

Alienware AW3425DW
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Les versions et la compatibilité de ces entrées comptent aussi, notamment pour les hautes résolutions et fréquences, un sujet abordé dans notre comparatif HDMI vs DisplayPort. Un port USB-C peut simplifier la connexion d'un portable tout en servant de source. Avant d'acheter un écran pour cet usage, vérifiez qu'il possède les entrées adaptées à vos sources et qu'il supporte réellement le PiP ou le PbP, toutes les dalles multi-entrées ne proposant pas ces modes d'affichage.

La question de la résolution

Le PbP a une implication importante sur la résolution : en divisant l'écran en deux, chaque source ne dispose que de la moitié de la surface et de la résolution horizontale. Sur un écran de résolution modeste, chaque zone peut vite sembler à l'étroit, avec un espace de travail réduit pour chaque source. C'est la principale limite du PbP, qui répartit la surface disponible entre les deux moitiés au lieu de l'attribuer entièrement à une source unique.

C'est pourquoi le PbP prend tout son sens sur les grandes dalles et les écrans larges, où même divisée en deux, chaque moitié conserve un espace confortable et lisible. Un écran large ou ultra-large offre à chaque source une surface équivalente à un écran standard une fois partagé. Pour un usage régulier de deux sources en PbP, un grand format et une bonne résolution garantissent le confort, chaque moitié restant spacieuse. Le PiP, lui, ne pose pas ce problème puisqu'une source reste en grand.

L'intérêt des écrans larges

AOC CU34G2X
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Les écrans larges et ultra-larges sont les partenaires naturels du PbP. Leur grande largeur, une fois l'écran divisé, laisse à chaque source un espace généreux, souvent comparable à un écran classique. Afficher deux sources côte à côte sur un ultra-large revient à disposer de deux écrans virtuels dans une seule dalle sans bordure centrale, ce qui offre un confort de travail et une continuité visuelle appréciables pour le multitâche entre deux machines.

Cette combinaison d'un grand format et du PbP est particulièrement prisée des professionnels qui travaillent sur plusieurs sources, comme le souligne notre guide pour choisir un écran de bureautique. Elle remplace avantageusement deux écrans physiques par une solution unifiée et ordonnée. Si votre usage implique régulièrement deux sources simultanées, un écran large compatible PbP est un excellent choix, alliant l'espace nécessaire et la fonctionnalité d'affichage double dans un poste épuré.

La combinaison avec le KVM

Le PiP et le PbP gèrent l'affichage de deux sources, mais pas le pilotage : sans dispositif complémentaire, il faut un clavier et une souris par machine. C'est là qu'intervient le KVM, qui partage un seul clavier et une seule souris entre plusieurs ordinateurs, en basculant le contrôle de l'un à l'autre. Combiné au PiP ou au PbP, il permet de voir et de piloter deux machines depuis un poste unique, sans dupliquer les périphériques.

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Cette combinaison, détaillée dans notre article sur le KVM, forme une configuration puissante pour qui jongle entre deux ordinateurs. On affiche les deux sources côte à côte en PbP, et le KVM permet de passer le clavier et la souris de l'une à l'autre d'un simple geste. Certains écrans intègrent à la fois le PbP et un KVM, offrant une solution complète pour un poste multi-machines efficace, ordonné et sans encombrement de périphériques superflus sur le bureau.

Les limites à connaître

Ces fonctions ont leurs limites. Toutes ne sont pas présentes sur tous les écrans, et leur mise en oeuvre varie selon les modèles, certains offrant des réglages plus souples que d'autres. Le PbP réduit l'espace par source, ce qui impose un grand format pour le confort. La gestion du son, quand deux sources sont affichées, peut aussi demander un réglage pour choisir quelle source est audible, une seule pouvant généralement l'être à la fois.

Enfin, la compatibilité des entrées, des résolutions et des fréquences peut imposer des compromis, notamment sur les hautes fréquences avec deux sources actives. Il faut donc vérifier les capacités précises de l'écran visé avant de compter sur ces fonctions. Malgré ces limites, le PiP et le PbP restent des outils précieux pour un usage multi-sources, à condition de choisir un écran réellement adapté, avec les bonnes entrées et une surface suffisante pour l'usage envisagé.

Faut-il un écran PiP/PbP ?

ASUS ROG Swift PG49WCD
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La réponse dépend de votre usage. Si vous jonglez régulièrement entre deux machines, un professionnel et un personnel par exemple, ou si vous devez surveiller une source secondaire tout en travaillant, un écran compatible PiP ou PbP est un vrai atout qui unifie votre poste. Combiné à un KVM et à un grand format, il remplace deux écrans physiques par une solution élégante et ordonnée, idéale pour le multitâche entre plusieurs sources.

Si vous n'utilisez qu'une seule source à la fois, ces fonctions sont superflues et ne doivent pas guider votre choix. Pour ceux que cet usage concerne, vérifiez les entrées, la compatibilité des modes et la présence éventuelle d'un KVM, et privilégiez un grand format pour le PbP. Bien choisi, un écran multi-sources transforme l'organisation du poste de travail, comme le complète notre base de connaissances. C'est une fonctionnalité de niche, mais très utile à qui en a l'usage.

Questions fréquentes

Quelle différence entre PiP et PbP ?

Le PiP, ou picture-in-picture, affiche une source dans une petite fenêtre incrustée sur une autre source qui occupe tout l'écran. Le PbP, ou picture-by-picture, divise l'écran en deux zones côte à côte, chacune affichant une source à parts égales. Le PiP convient à la surveillance d'une source secondaire, le PbP au travail simultané sur deux sources avec un espace équitable pour chacune.

Peut-on afficher deux ordinateurs sur un seul écran ?

Oui, avec un écran compatible PiP ou PbP disposant de plusieurs entrées vidéo. On branche chaque ordinateur sur une entrée différente, puis on active le mode d'affichage double. Combiné à un KVM, qui partage clavier et souris, on peut même piloter les deux machines depuis un seul poste. C'est pratique pour séparer un usage professionnel et personnel sur un même écran.

Le PbP réduit-il la résolution de chaque source ?

En PbP, l'écran est divisé, donc chaque source dispose de la moitié de la surface et de la résolution horizontale. Sur un écran de résolution modeste, chaque zone peut sembler à l'étroit. C'est pourquoi le PbP est surtout intéressant sur les grandes dalles et les écrans larges, où chaque moitié reste suffisamment spacieuse et lisible pour travailler confortablement sur les deux sources.

Faut-il un écran large pour le PbP ?

Ce n'est pas obligatoire, mais fortement conseillé. Les écrans larges et ultra-larges sont idéaux pour le PbP, car leur grande largeur laisse à chaque source un espace confortable une fois l'écran divisé. Sur un écran standard, le PbP fonctionne mais chaque moitié est plus étroite. Pour un usage régulier de deux sources côte à côte, un grand format améliore nettement le confort.

PiP, PbP et KVM, comment ça se combine ?

Le PiP ou PbP gère l'affichage de deux sources, tandis que le KVM partage un seul clavier et une seule souris entre elles. Combinés, ils permettent de voir et de piloter deux ordinateurs depuis un poste unique, sans dupliquer les périphériques. C'est une configuration puissante pour qui jongle entre deux machines, un usage professionnel et personnel par exemple, sur un seul écran ordonné.